APPEL DE L’UNITÉ POPULAIRE (SECTION DE PARIS).

Cher(e)s camarades.

La signature d’un nouveau Mémorandum, par un gouvernement pourtant élu pour l’abolition des deux précédents, constitue une catastrophe pour le peuple grec et la démocratie. Le nouvel accord apportera plus d’austérité, davantage de restrictions -en matière de droits des citoyens- ainsi que la prolongation indéterminée du statut de surveillance du pays. Le nouveau Mémorandum, annule radicalement le mandat du peuple grec, qui le 5 Juillet avait refusé l’ensemble des dictats néolibéraux de pauvreté et de dépendance néocoloniale.

Durant des 5 dernières années le peuple s’est opposé, de diverses formes, aux chantages et à la peur, en exigeant une Grèce indépendante, juste, reconstruite, démocratique et souveraine. Les politiques mémorandaires doivent butter contre une résistance la plus large possible, d’une société solidaire et résolue. En ce moment nous devons poursuivre la voie du 5 Juillet, celle du NON aux dictats jusqu’ à leur abolition, par un programme alternatif d’avenir, pour une Grèce démocratique et de justice sociale.

Le gouvernement de SYRIZA a fait le choix, avec l’accord des instances supranationales (UE, BCE, FMI), de démissionner et de proclamer des élections express. Son objectif est de « légaliser » formellement, auprès de la conscience du peuple grec, la signature du 3e Mémorandum. Malheureusement l’équipe dirigeante du gouvernement de SYRIZA a cherché à arracher l’ approbation-soumission de la population avant qu’elle ne saisisse le recul politique néfaste qui l’éloigne de ses engagements programmatiques et éthiques et notamment l’exigence primordiale d’un audit d’une dette insoutenable et odieuse. Toutes les forces opposées aux dictats socio-économiques et en particulier les forces de la Gauche ont le devoir d’empêcher cette perspective. Notre lutte contre l’application du 3eme Mémorandum commence maintenant, par la mobilisation du peuple dans chaque coin du pays.

La mobilisation unitaire et populaire immédiate -à tous les niveaux et dans tous espaces sociaux- est indispensable afin de convaincre et vaincre. L’initiative de la constitution de l’UNITE POPULAIRE veut contribuer à la création d’un Front Politique moteur de rassemblement de très larges forces anti mémorandaires, radicales de gauche, démocratiques et patriotiques.

L’ « UNITE POPULAIRE », front pluriel en formation, assure la préservation de l’autonomie politique et organisationnelle de ses composantes. Elle accorde une importance particulière à la participation en son sein de collectivités de la gauche radicale ayant de riches expériences de luttes. Elle appelle ces collectivités à avancer ensemble politiquement et électoralement, pour que prennent corps les aspirations de milliers de militants et citoyens visant l’indépendance nationale, la souveraineté populaire, la justice et le progrès social.

Les objectifs de l’UNITE POPULAIRE sont l’abolition des Memoranda et de l’austérité, l’annulation de la plus grande partie de la dette, la nationalisation et le contrôle social des banques, l’animation et la restructuration productive et culturelle du pays par l’application d’un programme de transition avec comme horizon le socialisme.

La mise en œuvre des objectifs immédiats et à long terme de l’UNITE POPULAIRE est en divergence avec les politiques avancées par les élites de la zone euro et de l’UE. L’UNITE POPULAIRE vise la déconnexion du pays du joug de la zone euro et le combat contre les choix politiques néolibéraux de l’UE.

La lutte du peuple grec, celle des forces et peuples qui lui sont solidaires, peut devenir un phare de d’espoir pour les peuples d’Europe et du monde entier, en assurant par ses prises de conscience et sa ferme résistance des sympathies, des appuis et des alliances précieuses. La voie alternative, que nous proposons privera la Grèce uniquement de ses chaines, qui l’immobilisent dans le rôle humiliant d’un « lotissement » euroatlantique.

L’alternative libérera les capacités nationales et développera des relations mutuellement avantageuses avec tous les pays, qui respecteront la souveraineté de la Grèce et ses efforts pour nouer des relations amicales avec tous les peuples sans exception ni restriction.