ARRESTATION PAR MESURE DE REPRÉSAILLES DES PILIERS D’ERTOPEN

      

À PEINE LE NOUVEAU GOUVERNEMENT A-T-IL PRÊTÉ SERMENT QU’EST INITIÉ LE MUSELLEMENT DES VOIX ANTI MEMORANDUM

Le président de POSPERT [syndicat des personnels d’ERT, Radio Télévision Publique Hellénique], Panaghiotis Kalfaghiannis et le secrétaire général de la Fédération, Dimitris Kounis, ainsi que le citoyen solidaire d’ERTOPEN, Kostas Petrakis, ont été interpellés dans les bureaux de la station ERTopen à Galatsi, et emmenés à la Section de la Sécurité du Commissariat de Kypséli, mercredi matin. Tous trois doivent être présentés plus tard devant le Procureur.

Le Procureur compétent en la matière s’est rendu ce matin aux bureaux de la station, sur requête – d’après des sources policières – de la Commission Nationale des Télécommunications et des Postes (EETT), au motif de la transmission du programme d’ERTopen sur la fréquence 106,7 d’ERT, laquelle se faisait sans autorisation officielle depuis l’époque de la station NERIT !!!

Cependant, des cadres du syndicat POSPERT dénoncent cet acte survenu ce matin, arguant qu’ils avaient reçu du ministre du Développement, Christos Spirtzis, l’assurance que la station serait remise en fonctionnement en toute légalité.

UNITÉ POPULAIRE : LIBÉRATION IMMÉDIATE DES PERSONNES ARRÊTÉES

Le Service de Presse d’UNITÉ POPULAIRE, dès qu’il a pris connaissance de ces arrestations, a fait la déclaration qui suit:

« À peine le nouveau gouvernement a-t-il prêté serment que son œuvre mémorandaire a débuté, avec une arrestation autoritaire, arbitraire, cruelle et vengeresse à l’encontre de Panaghiotis Kalfaghiannis, Président du syndicat PROSPERT, et du principal acteur de la station de radio autogérée des personnels d’ERT, Dimitris Kounis, Trésorier de PROSPERT, ainsi que de Kostas Pétrakis, solidaire d’ERTOPEN.

Les motifs de cette arrestation autoritaire sont infondés et les justifications alléguées constituent un affront à l’intelligence des citoyens et à la Démocratie elle-même.

Nous exigeons la libération immédiate des personnes arrêtées et la remise en fonctionnement immédiate et sans obstacle aucun d’ERTOPEN ».

DÉCLARATIONS DE P. LAFAZANIS:

LE GOUVERNEMENT MENACE DE FERMETURE UNE VOIX DÉMOCRATIQUE ANTI MÉMORANDUM

Le Président d’Unité Populaire, Panaghiotis Lafazanis, s’est rendu ce matin au Commissariat de Police de Kypséli, où sont retenus depuis leur arrestation trois des principaux acteurs d’ERTOPEN : le Président du POSPERT (syndicat des personnels d’ERT), Panaghiotis Kalfaghiannis, le Trésorier de la Fédération, Dimitris Kounis, et le citoyen solidaire Kostas Petrakis.

Le président de l’UP a dénoncé dans les media ces arrestations arbitraires et a exigé la libération immédiate des personnes arrêtées.

Panaghiotis Lafazanis, répondant aux journalistes présents devant le Commissariat de Police, a souligné ce qui suit : «À peine a-t-il prêté serment que le gouvernement lance une campagne de représailles pour bâillonner une voix démocratique anti mémorandum authentique telle qu’ERT. Le gouvernement a déclaré, avant les élections, qu’il s’attaquerait à la collusion des propriétaires de chaînes, au lieu de quoi il a fait arrêter Panaghiotis Kalfaghiannis. ERTOPEN fonctionne depuis deux ans et demi en tant que station de radio autogérée des personnels [licenciés] d’ERT, depuis que le rideau noir est tombé sur la Radio Télévision Publique de Grèce. Devant les micros libres d’ERTOPEN ont défilé quasiment tous les hommes politiques du pays. Cependant, jusqu’à aujourd’hui, personne n’a jamais songé à se livrer à de tels actes autoritaires, menaçant de fermeture une voix hertzienne démocratique et anti mémorandaire. Le gouvernement est responsable et il doit rendre des comptes ».

SUITE AUX RÉACTIONS, LES TROIS PERSONNES ARRÊTÉES ONT ÉTE LIBÉRÉES. ON IGNORE SI LES POURSUITES SONT MAINTENUES. LE GOUVERNEMENT RESTE EXPOSÉ.

Suite aux réactions virulentes de l’UP et d’organisations et représentants syndicaux, le Président de POSPERT, Panaghiotis Kalfaghiannis et le Secrétaire de la Section Financière de la Fédération Dimitris Kounis, interpellés ce matin au motif d’une prétendu « diffusion illégale de programme radiophonique », ont été libérés.

On ignore toutefois encore si les poursuites retenues contre eux sont maintenues, et leur libération ne constitue qu’une manœuvre d’évitement en vue de faire tomber la tension. En tout cas, le gouvernement demeure responsable et il s’expose gravement suite à ces arrestations à caractère de revanche, qui démontrent l’orientation nette d’une intervention visant à museler des voix anti mémorandum qui dérangent.

Mercredi 23 septembre 2015

Traduction Marie laure Veilhan