A Athènes comme à Paris, le congé dominical dans le collimateur de l’Europe néolibérale

Communiqué du bureau de presse d’Unité Populaire à propos de l’ouverture des magasins le dimanche à Athénes
30/10/15

Dimanche 1er novembre les magasins seront ouverts une nouvelle fois, dans le cadre de la législation votée par le précédent gouvernement mémorandaire, qui prévoit le libre fonctionnement des établissements de commerce 8 dimanches par an.
Non seulement l’actuel gouvernement, qui a subi une mutation mémorandaire, n’abroge pas cette législation, mais en plus il discute du libre fonctionnement des magasins 52 dimanches par an, comme le prévoit aussi l’accord signé avec les créanciers concernant la fameuse boîte à outils de l’O.C.D.E.
L’ouverture des magasins le dimanche constitue une mesure catastrophique. Elle conduit à la faillite les petites et moyennes entreprises qui ne peuvent faire face au coût de l’ouverture du dimanche et réorganise un marché déjà réduit en volume en faveur des grands groupes d’affaires et des centres commerciaux.
Elle amène une augmentation du chômage et une exploitation encore accrue des travailleurs en place, contraints au travail flexible, sans horaire, sans indemnité supplémentaire pour leur dimanche ouvré.
Telles sont les dures politiques néolibérales, celles des anciens mémorandums et celles du nouveau, avec leurs « boites à outil » qui, au nom de la compétitivité, livrent l’économie au grand capital et rejettent les travailleurs dans l’abîme d’un travail mal payé, dévalorisé, et flexibilisé.
Nous soutenons la grève à laquelle appelle la Confédération des Employés du Privés (ΟΙΥΕ) et la mobilisation centrale des travailleurs à Athènes, dimanche, place Syndagma et rue Ermou à 11 h

Traduction Jean Marie Reveillon