L’HYPOCRISIE ET LA DEMAGOGIE DE TSIPRAS SUR LA QUESTION DES REFUGIES

(Éditorial dans Iskra, 30/10/2015)

La Grèce participe activement au plus grand exercice aérien de l’histoire d’Israël
Dans une période où la mer Égée est devenue un grand cimetière, où le peuple grec est réduit à la misère par les mémorandums et où la Grèce est opprimée de façon insupportable, la seule chose que fait le Premier ministre est de prononcer quelques beaux discours démagogiques au Parlement, tout en restant en réalité attaché, totalement livré aux répugnantes politiques impérialistes euro-atlantiques qui sèment l’horreur, la barbarie et le sang dans notre région, en même temps que la décomposition sociale et la montée en puissance de l’extrême droite en Europe.
Nous accusons le gouvernement, car au moment même où de fortes initiatives de stabilisation démocratique sont nécessaires en Syrie et au Moyen Orient, la Grèce, de manière inacceptable, participe avec ses F16, aux côtés des Etats-Unis et de la Pologne (!) au plus grand exercice aérien de l’histoire d’Israël – une initiative qui ne peut qu’alimenter les affrontements et le climat de guerre dans notre région.

Du matériel de guerre grec pour le plus grand exercice aérien d’Israël
Des F16 grecs ont participé à l’exercice aérien d’Israël « Drapeau bleu », que cet Etat considère comme le plus grand de son histoire. Y ont pris part les forces aériennes des Etats-Unis et de Grèce.
L’exercice a duré presque deux semaines et s’est terminé jeudi, selon l’état-major de l’armée de l’air israélienne. Y ont participé en tout 54 avions et 102 pilotes, auxquels il faut ajouter de nombreux techniciens et cadres d’assistance. Il y a eu presque 250 vols.
Ces vols ont concerné presque tout l’espace aérien d’Israël avec pour scénario un engagement contre l’aviation d’une force ennemie.
Comme l’a rapporté le Times d’Israël, les avions ont fait, en plus des vols au-dessus de cet Etat, des simulations de ripostes contre des tirs de fusées, d’escadrilles et d’avions.
Des observateurs avaient été envoyés par les forces aériennes d’autres pays.
La base utilisée pour cet exercice, qui se déroule pour la deuxième fois (la première a eu lieu en 2013), était le désert d’Arabah au sud d’Israël.

Traduction Joelle Fontaine