Publication au journal officiel du gouvernement grec de la « vente » bradage de 14 aéroports régionaux à «Fraport»

Source META

 La décision adoptée par le conseil des ministres (PYS 39 / 02.11.15) qui prévoit de brader 14 aéroports régionaux dans les intérêts allemands du groupe a été actée au journal officiel du gouvernement, mardi dernier.

Par cet acte, est accordée l’autorisation aux ministres de la Défense, des Finances et de l’Infrastructure « de co-signer au nom du gouvernement grec le contrat de concession pour la mise à niveau, l’entretien, la gestion et l’exploitation des aéroports régionaux de Crète, de la Grèce continentale , de la mer Ionienne (Groupe A) de la mer Égée ( Groupe B), et tous les autres accords concernant la modification, le suivi et la réalisation de ces concessions, en vertu de l’accord ci-dessus, mentionné au paragraphe 1. ».

Les 14 aéroports « revalorisés » sont ceux de: Thessalonique, Corfou, Chania, Céphalonie, Zante, Aktion, Kavala, Rhodes, Kos, Samos, Mytilène, Mykonos, Santorin et Skiathos .

Notez que l’un de ceux qui avait déclaré son opposition à la « récupération » des aéroports régionaux, le ministre des Infrastructures, des Transports et Réseaux Christos Spirtzis est maintenant appelé en toute hâte, à mettre sa signature sur ces concessions d’aéroports, pour un prix dérisoire. Ce ministre qui a sans doute encore dans les oreilles le discours prononcé par le premier ministre Alexis Tsipras à Rhodes le 15 Janvier de cette année, avant les élections:

«En bradant les infrastructures: ports, aéroports, montagnes et plages, vous aurez liquidé l’état avant de vous en aller » avait-il soutenu et il avait continué : « Vous auriez transformé l’ Etat que vous avez reçu, en une colonie, au service des grands intérêts qui, avant l’avènement de SYRIZA, guettaient , prêts à « désosser », moyennant un prix dérisoire, les entreprises et les infrastructures publiques .
« Ne pensez pas que nous sommes dans cette histoire les imbéciles utiles qui se précipiteront pour porter le fardeau d’une économie endommagée, d’un pays ruiné , estimant que ces crimes sont des faits accomplis, et qui vous permettront de jouer la dernière carte -comme ils disent certains consultants du premier ministre- la carte de la « parenthèse à gauche « .

Rappelons que «Fraport AG – Slentel Ltd»., qui a remporté l’appel d’offre concernant la concession des aéroports pour une durée de 40 + 10 ans, a fait une offre comportant le versement initial de 1,2 milliards d’euros et le paiement d’un loyer annuel de 22,9 millions et le reversement de 25% des recettes avant impôt, calcul de la dépréciation, amortissement et taxes, DGAC (i) ce qui représente une somme atteignant 1,2 milliards d’euros pour toute la durée de la concession. Parallèlement, cette compagnie s’est engagée à investir 330 millions au cours des quatre premières années et un total de 1,4 milliards d’euros au cours des quatre prochaines décennies.

Il est important de préciser que:

L’actionnaire principal de «Fraport» sont : l’Etat fédéral allemand de Hesse (31,35%), suivi de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Hesse (20,2%), la compagnie aérienne Lufthansa (8,45%) et la société australienne d’investissement RARE Infrastructure Limited.
La «Lufthansa Consulting» est bien au courant des données financières de ces 14 aéroports, car elle est « conseillère » auprès du gouvernement grec dans le domaine des privatisations

En réalité voilà de quoi il s’agit : les gains importants provenant de ces 14 aéroports, n’alimenteront plus les caisses du trésor public grec mais iront directement dans les caisses du trésor public allemand.
L’ équipe de «Fraport» ne se rend pas à Mytilène – Par peur de la diffusion à travers le monde, des réactions suscitées selon OSYPA(ii)

L’équipe de «Fraport», qui devait de rendre, le jeudi 5 Novembre à l’aéroport de Mytilène, a reporté sa visite prévue.

« Les acheteurs allemands et leurs « alliés »se sont rendu compte que cette affaire, en liaison avec la visite de Monsieur le Premier Ministre et d’un haut fonctionnaire européen, retentirait au niveau international, révélant la réaction légitime de la société à cette privatisation « présumée » démontrant ainsi facilement « l’escroquerie de cet investissement », selon le commentaire de l’ OSYPA.

Après cela, la Fédération a suspendu l’occupation symbolique des bureaux de l’aéroport le jeudi, tout en affirmant que : « nous les attendrons jusqu’à ce qu’ils se décident de venir à notre aéroport, nous les attendrons afin de leur répéter le « NON » de nos ancêtres . »

Traduction Magda Kossidas

i La direction de la sécurité de l’Aviation civile
ii Syndicats Aviaton civile