Le compte à rebours a commencé pour le gouvernement – La casse de la sécurité sociale ne passera pas

Source : http://iskra.gr

Traduction : Palili

Jeudi, 3 décembre 2015

Dès le matin du jeudi (03/12) apparaissait le grand succès de la grève générale, avec comme principales revendications l’opposition au démantèlement de la sécurité sociale et des retraites, l’opposition à la liquidation des biens publics et à la mise en œuvre de nouvelles politiques fiscales opprimantes.

Les rassemblements et manifestations des grévistes étaient massifs et dynamiques, en particulier à Athènes, Thessalonique, Patras, Héraklion, mais aussi dans toutes les autres capitales départementales du pays, avec la participation de milliers de travailleurs, de retraités, de chômeurs et de la jeunesse.

Était significative, la participation à la grève des vendeurs et producteurs-vendeurs des marchés populaires, des avocats, des médecins, des artistes, des associations de quartier et des mouvements sociaux ainsi qu’une foule d’étudiants et d’élèves.

A Thessalonique le ton était donné par le « bloc » des retraités, plus important que jamais auparavant, avec en tête le syndicat « regroupement des retraités »

UNITE POPULAIRE a participé aux différents rassemblements et marches de grévistes dans les grandes villes par ses propres cortèges de manifestants.

Particulièrement important en taille et combativité a été le cortège des manifestants d’UNITE POPULAIRE à Athènes, avec comme particularité, cette fois,   la participation massive de la jeunesse. Étaient présents :

le dirigeant de l’U.P.  Panayiotis Lafazanis, Dimitris Stratoulis, Kostas Isychos, Stathis Leoutsakos, Alekos Kalivis, Adonis Davanelos, Panagiotis Sotiris, Dimitris Sarafianos, Nadia Valavani, Maria Bolari, Sofi Papadoyanni, Despina Spanou, Nikos Galanis, Yannis Tolios, Kostas Marmatakis, Dimitris Beladis, Vasilis  Primikiris et beaucoup d’autres cadres d’U.P.

Les cadres d’U.P. ont souligné que l’importance du cortège d’U.P. dans cette manifestation de  grève était beaucoup plus grande que celle du cortège d’U.P. dans la manifestation de la précédente grève générale.

Les slogans entendus dans la plupart des cortèges de travailleurs étaient, entre autres : « La sécurité sociale a été conquise par la lutte, elle n’est ni à brader ni à démanteler », « Aucune maison dans les mains des banques », «  Avec le front, peuple lève toi et combats, l’U.E. et le F.M.I. te sucent le sang », « Par une nuit féerique, comme en Argentine, qui montera Alexis dans l’hélico ? » «  Peuple, tu le peux, ne les crains pas, l’heure de les renverser est venue » etc…

Les cercles politiques ont souligné aussi, l’importance particulièrement massive du cortège de PAME.

Etait significative également la présence d’ANTARSYA ainsi que d’autres organisations de gauche.

Soulignons, naturellement, la présence marquée et massive dans la marche de pratiquement toutes les fédérations de syndicats et d’associations.

Compte à rebours pour le gouvernement

 

Pour la première fois dans le pays, un gouvernement avec un nouveau mandat populaire d’à peine deux mois se voit confronté à deux grèves générales menées avec succès contre sa politique.

Tout montre que ce gouvernement se noie dans une réprobation sociale généralisée et qu’a commencé pour lui le compte à rebours.

Le message de la grève générale est que le pays a besoin d’un renversement démocratique profond et immédiat qui annulera les mémorandums. Un renversement qui peut et doit arriver avec le déploiement maximal, la coordination la plus efficace et l’amplification des luttes ouvrières et populaires. Surtout, cependant, avec la constitution du plus large front, démocratique, progressiste et patriotique contre les mémorandums qui promeuve et mette en avant aujourd’hui une proposition politique alternative structurée et convaincante  face au mémorandum de destruction et de servitude.

Les médias du système « enterrent » la grève

les principaux acteurs de cette censure : ERT et l’Agence Athénienne de Presse

 

 

C’est plus qu’exaspérant que les médias du système, à la télévision et sur Internet, aient littéralement « enterré » les mobilisations de la grève,  quand il y avait quelques références, elles étaient légères, limitées et complètement déformées.

Une autre fois les médias du système ont montré leur visage répugnant, anti-ouvrier et pathologiquement pro mémorandum.

Il est frappant qu’au delà des médias privés, la télévision gouvernementale (ERT) des MM. Papas (collaborateur proche de Tsipras compétent pour les médias)  et Tagmatarchis (Directeur d’orientation néolibérale d’ERT) a joué un rôle bien glauque  contre la mobilisation de grève mais,  la désinformation a été davantage orchestrée par l’Agence Athénienne de Presse, en réalité agence gouvernementale, voire agence du palais « Maximos » du Premier Ministre, réduite en annexe de gouvernementale, de propagande la pire espèce contre la gauche.

Les médias du système et les annexes gouvernementales, l’ERT et l’Agence Athénienne et Macédonienne de Presse, ont choisi d’ octroyer quelques « miettes » de publicité au PAME et à D. Koutsoumbas (secrétaire général du KKE), comme alibi pour  « enterrer »  la grève et les manifestations de grévistes, alors qu’ils censuraient et passaient complètement sous silence la présence particulièrement gênante d’UNITE POPULAIRE et de son dirigeant Panayiotis Lafazanis. L’Agence Athénienne de Presse, réduite en agence des patrons, a même réussi au dernier moment de diffuser solennellement une déclaration de Yannis Panagopoulos, président à notoriété funeste de la Confédération Nationale GSEE.

Cette stratégie des médias finira par très  mal se terminer à cause de la très large réprobation qu’elle va rapidement susciter.

Marios Papadopoulos    

 

 

Déclaration de Panayiotis Lafazanis, dirigeant d’UP,  lors de la manifestation de grève :

« Pour le gouvernement, le compte à rebours a commencé »

 

 

Aujourd’hui est un grand beau jour de combat pour le monde du travail.

Le monstrueux plan de mesures qui concernent la sécurité sociale ne passera pas.

Pour la première fois dans notre pays nous avons un gouvernement au mandat populaire si récent, d’à peine deux mois et demi, le gouvernement Tsipras, qui se trouve confronté à la réprobation combative sociale générale, la réprobation du peuple grec entier.

Pour le gouvernement a commencé le compte à rebours. Aucun M. Levendis (président d’une formation centriste apolitique, dont le nom a en grec une consonance ironique) ne le sauvera. Aucun gouvernement « d’union nationale » avec les nouvelles et anciennes forces mémorandaires ne sauvera Tsipras.

Le pays a besoin d’un profond renversement démocratique anti mémorandum. Et ce renversement arrivera rapidement.