QUESTION DE Ν.CHOUNTIS* SUR LES EMPRUNTS CONTRACTES PAR ND ET PASOK CENSURÉE AU PARLEMENT EUROPEEN !

Nikos Chountis dénonce l’intervention de Martin Schulz

Le député européen de l’Unité populaire, Nikos Chountis, voit une « intervention souterraine » du Président du Parlement européen Martin Schulz dans la façon dont on a « coupé » la question qu’il avait posée à propos de l’annulation des emprunts contractés par Nouvelle Démocratie et par le PASOK .
Les services du Parlement européen ont rejeté la question au motif que « La Commission n’a pas la compétence nécessaire selon les Accords » et qu’ « Elle n’a pas pour rôle de fournir publiquement des renseignements sur des prêts isolés d’une banque qui a été recapitalisée avec l’aide de l’Etat ».
N.Chountis a refusé de retirer sa question et a adressé une lettre au Président Schultz. Il y insiste sur le fait qu’ « Il est inacceptable, dans une période d’austérité si sévère et de crise économique si grave, où la principale question pour la Grèce est celle des « emprunts rouges » à cause desquels des milliers de familles ne pouvant rembourser vont se trouver à la rue, que soient considérés comme « isolés » et « confidentiels » ces prêts d’une valeur d’environ 230 millions d’euros contractés par les partis grecs membres des plus grands groupes politiques du Parlement européen (Parti populaire, Parti socialiste européen).
Le Parlement européen ne devrait pas « prendre sur lui » d’interpréter les Accords dans le sens d’une interdiction de publier les renseignements concernant les prêts scandaleux de ces partis. Il devrait au contraire être le premier à encourager le contrôle parlementaire, surtout que les institutions de l’UE (la Commission), en tant que représentantes des créanciers, débordent souvent de manière scandaleuse des compétences que leur donnent les Accords. La preuve en est que les banques grecques sont suivies uniquement, comme l’avoue la Commission elle-même, par des « mandataires » qui ne rendent compte qu’à cette Commission.
C’est donc d’une hypocrisie extrême de ne pas vouloir répondre aux questions en se référant pour cela de façon vague aux Accords, tout en les violant et en outrepassant scandaleusement le rôle dévolu à l’institution.
Et la lettre se termine comme suit :
« Je pense, Monsieur le Président, que non seulement je ne dois pas retirer ma question comme me le demandent vos services, mais qu’au contraire ce doit être l’une des questions cruciales qu’il faut poser aussi oralement aux représentants de la Commission le 17/12/2015 lors de la réunion du Comité économique et monétaire (ECON).»

*Nikos Chountis est député européen de l’Unité populaire

Source : iskra.gr

Traduction Joelle Fontaine