Communiqué d’ Unité Populaire : Non à la revalorisation des forces de Frontex et à la pénalisation de la solidarité

 Non à la pénalisation de la solidarité

L’Unité Populaire dénonce l’arrestation de huit militants bénévoles de l’accueil de réfugiés sur Chios et Lesbos, dans le cadre de la coopération de Frontex avec l’EL.AS*. Pire : trois des personnes arrêtées se sont vu accuser d’infractions qualifiées de crimes.
Le gouvernement SYRIZA-ANEL tombe chaque jour un peu plus son masque de respect des droits et la rhétorique de la « sensibilité sociale ». Il autorise la pénalisation de la solidarité et de l’humanité, ouvrant la voie à la calomnie contre autant de pratiques solidaires qui ne s’identifient pas aux choix du gouvernement et de certaines autorités municipales.
À l’heure où le Ministre de la Politique Migratoire, par ses constantes déclarations, tente d’ « absoudre » le caractère répressif de Frontex, il revalorise en catimini, par des méthodes illégales et anticonstitutionnelles, la présence physique et le rôle de celle-ci sur le territoire hellénique, lui concédant jusqu’au droit de pratiquer des arrestations, ce qui remet encore davantage en cause les institutions de souveraineté nationale.
Sur cette pente glissante de mise au pli avec les politiques racistes de l’UE, qui comprend l’intention déclarée de réduire au maximum le flux de réfugiés et de migrants sur l’espace hellénique et européen, le soutien au Mur de l’Evros qui a conduit à la noyade 65 hommes, femmes et enfants pour les seules 16 premières journées de cette année, mais aussi la remise en fonctionnement des unités de détention de migrants – véritables enfers modernes- à Amygdaleza et à Corinthe, ils vont se retrouver face à notre détermination. La répression contre le mouvement et les pratiques solidaires ne passera pas.

*EL.AS La police grecque

Le Bureau de presse 16-1-16

Traduction ML Veilhan