Appel d’Unité Populaire Paris pour un rassemblement de soutien à la Grève générale en Grèce.

 Le jeudi 4 février à 18h30 ,place de la République
GRECE GENERALE. TOUS ENSEMBLE, ORGANISONS LA RÉSISTANCE

Le projet de loi du gouvernement Syriza-ANEL proposé aux créanciers conduit à un nouveau pillage des retraites, dont seraient victimes la totalité des retraités, et plus particulièrement ceux qui partiront à la retraite après le vote de la loi.
Le gouvernement met en pratique un nouveau pillage des retraites, non pour les sauver, mais pour appliquer ce à quoi il s’est engagé dans le troisième mémorandum : diminuer de 1, 8 milliards d’euros le budget des retraites pour les offrir aux créanciers du pays en appauvrissant davantage les retraités, dont une très grande partie vit déjà au-dessous du seuil de pauvreté.
Jusqu’au 31/12/2019, il supprime progressivement l’EKAS (Allocation de solidarité sociale) pour les retraités pour les 300 000 petits retraités qui en sont bénéficiaires, en les amenant ainsi en dessous du seuil de l’extrême pauvreté, avec une diminution du revenu mensuel de 193 € en moyenne.
Les problèmes de l’Assurance sociale n’ont pas pour origine les dépenses élevées -puisque les pensions ont diminué de 30 à 50% pendant les années de mémorandum-, ils sont dus à la diminution des recettes, à cause des politiques d’austérité mémorandaire.
Par conséquent, elle ne peut être consolidée et revalorisée que grâce à la consolidation et à l’augmentation de ses recettes. C’est-à-dire à la condition que le chômage diminue, avec la fin des politiques d’austérité des mémorandums et la mise en œuvre d’un plan de développement et de reconstruction de la production.
A la condition de combattre l’évasion fiscale et le travail non déclaré. A la condition que les salaires commencent à augmenter, avec le rétablissement des conventions collectives et la réduction drastique des formes flexibles de travail au profit d’emplois stables et à temps plein.
A la condition que soit augmenté le financement de l’Assurance sociale par l’Etat dans le cadre du financement tripartite.
A la condition qu’elle soit recapitalisée, c’est-à-dire que soit remédié le pillage continu de ses réserves de liquidités par le gouvernement .
A la condition que soit valorisé le reliquat de ses biens mobiliers et immobiliers par des mesures cohérentes et responsables et non des méthodes de casino. A la condition que la dette publique soit largement annulée, pour rétablir les revenus publics nécessaires au financement de l’Assurance sociale.
La proposition gouvernementale conduit à la transformation du caractère public, universel et redistributif de l’assurance sociale en un système par capitalisation, individualisé.

La proposition gouvernementale est inégalitaire et destructrice. Loin d’impliquer des augmentations pour les petites retraites, elle les appauvrit encore plus.
Le choix politique du premier ministre de poursuivre les mémorandums au lieu de les renverser comme il s’y était engagé a transformé le NON fier du peuple et de la jeunesse lors du référendum du 5 juillet en un OUI humiliant.
L’actuel gouvernement SYRIZA-ANEL parachève le travail de destruction des mémorandums, puisque désormais soumis aux injonctions des créanciers, il applique un 3ème mémorandum, et en même temps applique la finalisation des 1er et 2ème.
On peut ainsi énumérer:
L’autorisation de la vente aux enchères des résidences principales (en cas de dette hypothécaire non financée); La privatisation des ports (complète pour le Pirée et Thessalonique), des 14 aéroports régionaux et de l’ADMIE – une filiale de l’entreprise publique d’électricité qui gère le réseau de distribution La privatisation des banques pour des contreparties dérisoires
L’autorisation de cession des dettes privées à haut risque (dépassement des échéances) aux fonds-vautours spéculatifs.
Laïki Enotita a engagé une politique décidée d’affrontement avec les mémorandums de l’austérité, avec la tutelle humiliante des créanciers et avec les gouvernements qui les mettent en œuvre, indépendamment de la façon dont ils se définissent politiquement.
Il est désormais démontré qu’au sein de la zone Euro aucune latitude ne nous est laissée pour mettre en œuvre un programme progressiste anti mémorandum. Dans ce cadre-là nous serons toujours victimes d’un chantage à l’asphyxie financière, par la BCE, comme lors des négociations pendant l’année 2015.
Pour la survie de notre peuple, nous avons besoin de l’outil d’une monnaie nationale, pour conquérir une politique monétaire indépendante, grâce à laquelle nous pourrons soutenir et hausser le niveau des politiques sociales, renforcer les exportations, remplacer les importations par des produits locaux ; accroître la production agricole et le tourisme, financer le développement et le redressement productif. La transition ne se fera pas sans difficultés, mais il n’y aura pas de catastrophe, contrairement à ce que prétendent nos adversaires politiques. La catastrophe, c’est la poursuite des mémorandums. Le pays s’est transformé en un protectorat en liquidation qui est dirigé par un gouvernement d’hommes politiques « au ordres » de la Troïka.
Les seules mesures susceptibles de rompre avec l’austérité des politiques des memoranda, ce sont : l’imposition de la richesse, la nationalisation des banques, la renationalisation des organismes et entreprises publics qui ont été privatisés, la cessation des versements aux créanciers, l’annulation de la dette et la sortie de l’euro zone.
Non aux baisses des retraites et au relèvement de l’âge minimal de départ à la retraite. Pour un système de couverture sociale public, universel, solidaire et redistributif pour tous. Non à la privatisation des ports, des aéroports et des biens publics. Non au hold-up fiscal contre les couches populaires, suppression de l’impôt foncier unique (ENFIA),rétablissement du plancher d’imposition des revenus à 12000 euros par personne et par an.
Aucune résidence aux mains des banquiers – Annulation des dettes des foyers populaires.
La participation massive des Grecs à la grève générale du 4 février doit constituer un nouveau point de départ pour le renversement de tous les mémorandums, et de tous ceux qui les mettent en application
L’UP Paris appelle tous les travailleuses et travailleurs et tou-te-s les citoyen-ne-s solidaires en France à nous rejoindre sur la place de la République le jeudi 4 février à 18h30 pour un rassemblement de soutien à la Grève générale en Grèce.