Soyons « insoumis » et restons-le jusqu’au bout.Par Vangelis Goulas

[Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans cette section (Tribune) sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à l’Unité Populaire.]

Appelons un chat un chat et Rollet un fripon, soyons « insoumis » et restons-le jusqu’au bout. Soutenons Mélenchon. Par Vangelis Goulas

Après l’annonce de la réforme du code du travail par le gouvernement Valls qui validera si nécessaire par un recours en force, en choisissant les dictats du 49.3 il n’existe aucun doute que ce gouvernement qui démantèle le droit du travail s’inscrit pleinement au dogme néolibéral et anti démocratique de l’UE aux mémorandums et aux dictats de la finance internationale et au détriment des peuples. État d’urgence et guerres impérialistes sont utilisés pour en finir avec les droits sociaux ; des conquêtes des salariés depuis de longues années .
La situation est telle que je pense qu’il est urgent d’agir, dans un cadre internationaliste, dans le cadre de nos luttes communes, j’apporte mon soutien à Jean-Luc Mélenchon, le seul candidat à gauche qui peut incarner la résistance contre la dictature des traités Européens et la lutte contre l’oligarchie financière.
Un soutien suite à une analyse critique de son projet d’élaborer un programme avec le peuple, un programme de la rupture et de la refondation avec ce système qui veut le peuple soumis aux diktats d’une oligarchie nationale et européenne.
Cependant, je voudrais insister sur quelques points très importants selon moi.
J. L. Mélenchon qui, par ailleurs, a fait preuve de clarté et de cohérence loin de pratiquer la langue de bois lors de sa conférence sur son livre, l’ère du peuple au théâtre Déjazet a dit à propos de la Grèce et Tsipras, « Je ne jette pas la pierre à Tsipras, la Grèce n’a pas eu le rapport de force »
Chers Camarades n’ayez pas peur de le dire haut et fort, soyez « insoumis » et restez-le jusqu’au bout.
N’ayez pas peur des commentaires des journalistes militants, la gauche française n’est pas responsable (au moins directement) de la capitulation et de la trahison du petit Bonaparte grec


Tirez les bonnes conclusions de la tragédie grecque.

Les idées de la vraie gauche -celle de la rupture avec le capitalisme- supposent une remise en question de l’UE et de l’Euro zone dont les traités et les règles de fonctionnement sont responsables de la trahison du programme construit collectivement Syriza et de l’arnaque des pseudo-négociations, qui ont abouti à transformer en son contraire le NON grandiose du peuple grec lors du référendum du 5 juillet.
Ce NON ouvrait pourtant le chemin de l’alternative, de la rupture avec la troïka, les créanciers et la finance qui vampirise la Grèce.
Malheureusement, on constate aujourd’hui que Tsipras n’a pas voulu construire cette alternative, et qu’il a cédé aux manœuvres de l’aile droite de Syriza, les Dragasakis et compagnie, qui sont en lien avec la finance internationale, avec la BlackRock par exemple, une société multinationale de gestion d’actifs dont le siège est situé à New-York.
Tsipras n’a jamais voulu construire l’alternative, lorsqu’il prétendait que les créanciers allaient céder, qu’ils pouvaient faire pression sur eux, etc. sans jamais véritablement mettre en œuvre une réelle solution face au mur de la finance.
Tsipras n’a jamais voulu construire un « rapport de force » en s’appuyant sur le peuple, un peuple bien informé sur les enjeux, un peuple décidé, qui appuie un plan de sortie de ce mécanisme de domination des peuples qui s’appelle Euro
Le peuple grec était prêt, Tsipras non, car il avait décidé de capituler.

« Je n’avais pas le choix le rapport de force était écrasant », a martelé Alexis Tsipras, ressuscitant ainsi le dogme néolibéral du « TINA » [There Is No Alternative].

Il a remis dans les mains de l’ennemi de classe les armes idéologiques indispensables pour la lutte de la gauche et des travailleurs. Dans une société en pleine radicalisation, Tsipras a veillé à prendre le contrôle et à neutraliser toute tendance radicale des gens.

Camarades NE Faites PAS les mêmes erreurs en France ;

Il n’est pas de conquête sociale et politique nouvelle possible sans avoir construit un mouvement populaire des masses sans avoir construit l’alternative, sans un Plan B.
Et il faut que l’ennemi le sache, qu’il connaisse notre détermination, et qu’il comprenne la force de l’appui populaire.

Il faut un audit citoyen sur la dette ,une commission de vérité sur la dette et un peuple bien informé sur les enjeux, un peuple décidé.

Si on veut combattre résolument et efficacement les politiques austéritaires de l’Europe néolibérale, on ne doit pas reprendre les mots des européistes aveugles.

Ces européistes aveugles, qui veulent faire « une primaire ouverte au PS, mais sans les défenseurs de la ligne gouvernementale » Avec qui alors ? Avec Montebourg ? Avec Cohn Bendit ou avec Cambadelis ?
Sur quel genre de programme veulent-ils négocier ? Sur l’Europe ? Sur l’euro ? Sur quel programme d’émancipation et quels espoirs pour le peuple qui souffre de tant d’inégalités flagrantes.

Il faut être réaliste, entre l’opportunisme de certains entre ceux qui sont devenus un club de discussion sans intention d’agir et ceux qui se trompent totalement sur la question des traités européens, les partis de gauche actuels sont totalement incapables de porter un changement

En tant que militant de la gauche « insoumise » et sans « muselière », j’appuie la proposition de candidature de Jean-Luc Mélenchon pour les Présidentielles de 2017.
Il est clair qu’il faut réactualiser le Programme « l’humain d’abord « sur lequel il propose de travailler.
Par conséquent, les questions relatives à la sortie de la zone euro et à la rupture avec les politiques néolibérales et les choix de l’UE – qui emprunte des chemins de plus en plus conservateurs et antidémocratiques – sont à l’ordre du jour.
Sortir de cette zone implique un affrontement avec de puissants intérêts, nationaux, et, ou Européens. Le facteur principal pour une transition réussie vers la monnaie nationale est la détermination d’un gouvernement qui tirera sa force du soutien et de la participation du peuple.
La reconquête de la souveraineté monétaire et l’institution – sur de nouvelles bases : démocratiques, sociales et orientées vers la croissance – d’une nouvelle monnaie, ne constituent pas un objectif per se. Elles ne constituent que l’un des outils nécessaires à la réalisation des changements radicaux que nous avons décrits ; de ces changements, le garant final ne sera pas la monnaie, mais la lutte des classes populaires.
Finalement, il est nécessaire que nous fassions tous notre autocritique sur les désillusions et les défaites de la période antérieure. L’UE ne peut pas se démocratiser, c’est la leçon tirée par la tragédie grecque, par l’écrasement de la volonté populaire du peuple grec.
Face au danger d’une défaite historique du mouvement ouvrier et de la gauche de transformation sociale il devient de plus en plus urgent d’agir, de former un front uni des lutte anti-austérité et anti-impérialiste.
Soyons conséquents, renversons les politiques d’austérité. Avec Jean Luc Mélenchon 2017 soyons « insoumis et restons-le jusqu’au bout. Jusqu’à la victoire !