GRÈCE : AGRESSIONS MEURTRIÈRES DES FORCES ANTI-ÉMEUTES DIMANCHE SOIR,A LA PLACE SYNTAGMA,

COMMUNIQUÉ DE PRESSE D’UNITÉ POPULAIRE

LES AGRESSIONS MEURTRIÈRES DES FORCES ANTI-ÉMEUTES CONTRE LES MANIFESTANTS PACIFIQUES, DIMANCHE SOIR, PLACE SYNTAGMA, QUI ONT RÉSULTÉ AU TRAUMATISME DE SOPHIE PAPADOYANNI, MEMBRE DU SECRÉTARIAT POLITIQUE D’UNITÉ POPULAIRE ET D’AUTRES MANIFESTANTS, SONT CONFORMES AUX CONSIGNES GOUVERNEMENTALES
L’OBJECTIF DU GOUVERNEMENT ÉTAIT LA DISPERSION PAR LA VIOLENCE DE LA MARÉE HUMAINE DE LA PLACE SYNTAGMA

Unité Populaire dénonce l’intervention violente et ensanglantée des forces anti-émeutes, qui frapaient à la matraque, lancaient des grenades lacrymogènes et des grenades assourdissantes sur la foule des manifestants pacifiques, dimanche soir, place Syntagma.
Ces agressions, au fallacieux prétexte de contenir des « casseurs cagoulés », étaient de caractère meurtrier, la preuve étant donnée par le traumatisme crânien, par grenade lacrymo, de Sophie Papadoyanni.

Seulement des meurtriers peuvent ordonner le lancement en hauteur de grenades lacrymo, qui peuvent blesser sévèrement, handicaper, voir tuer des citoyen(ne)s.
L’ignoble communiqué des coupables du Ministère « de protection du citoyen » suscite inéluctablement l’horreur. Ce communiqué passe sous silence les consignes meurtrières, fait état d’un usage soi-disant « limité » de lacrymogènes et évoque la blessure « d’une militante politique » alors que l’identité politique de Sophie Papadoyanni est de toutes et tous connue.
Nous dénonçons également l’hypocrisie très profonde de SYRIZA qui demande aux coupables du Ministère « de protection du citoyen » de mener une enquête pour s’auto-sanctionner.
SYRIZA prétend ignorer que l’intervention sanglante sur la place Syntagma a été menée volontairement avec pour objectif clair de disperser la marée humaine et d’annuler la « Nuit Debout » à la française qui avait été programmée par les jeunes sur la place Syntagma.

Unité Populaire n’a pas l’intention de laisser faire le gouvernement qui poursuit son travail austéritaire, autoritariste et criminel aux dépens du peuple et dissimule sa complicité aux agressions meurtrières contre les militantes et militants.Sophie Papadoyanni, sortie de l’Hôpital Traumatologique avec des points de suture sur la tête, toujours sous surveillance médicale, aurait pu subir un dommage irréparable si le tir de la grenade avait un tant soit peu dévié.

Sophie Papadoyanni portera plainte pour tentative d’homicide, avec intention éventuelle, contre les forces de police présentes sur la place Syntagma, contre l’hiérarchie de la police grecque et le Ministre de Protection du citoyen.
Les mémorandums et l’autoritarisme, aussi approuvés puisent-ils l’être par les voix de 153 députés gouvernementaux, coupables et complices, n’auront jamais la cautiin du peuple.
Ils seront bientôt balayés par les avancées du mouvement social dans la voie du renversement.

Athènes, le 9 mai 2016
Le bureau de presse d’Unité Populaire