Grèce :Rassemblements et manifestations le 5 juillet, pour le jour anniversaire du Non au référendum.

 

 

Non aux hommes de la troïka, non à ceux qui acceptent de se soumettre

Tous mardi 5 Juillet  Place Omonia à 7h, pour une manifestation vers les bureaux de l’UE et ceux DU PREMIER MINISTRE, jusqu’à la place Syntagma.

Mardi prochain, une année se sera écoulée depuis le séisme politique qu’a provoqué en Europe le non fracassant du peuple grec au référendum du 5 juillet.

Ce jour-là sont organisés partout en Grèce des rassemblements et des manifestations pour faire savoir haut et clair que le non du 5 juillet est bien vivant et toujours d’actualité.

Mardi à 7 h Laïki Enotita (Unité Populaire) appelle à se rassembler Place Omonia, et à marcher vers les bureaux de l’UE et ceux du premier ministre, jusqu’à la place Syntagma.

« Nous sommes tous grecs » scandaient les citoyens progressistes du continent, manifestant ainsi leur respect et leur solidarité à un petit peuple qui rejetait le chantage cruel de Bruxelles et de Berlin, exigeant que soit mis fin au saccage de ses droits, aux atteintes à sa dignité, aux épreuves imposées à son pays.

Un an après, les grévistes français qui se heurtent aux forces de la répression et les citoyens de Grande Bretagne qui défendent le brexit contre vents et marées envoient cet avertissement : « nous ne sommes pas tous grecs » ce qui signifie pour eux « nous ne sommes pas tous Syriza ».

Ceux qui violent la volonté du peuple grec peuvent bien fêter leur victoire provisoire. Tôt ou tard ils se retrouveront confrontés à la colère de la majorité populaire, le troisième mémorandum conduisant, comme les précédents, l’économie grecque à la catastrophe et la société au désespoir. Le camp du « nous restons européens », qui a désormais pour porte-drapeau Alexis Tsipras aux côtés des Mitsotakis, Yennimata, Théodorakis et Cie, constate qu’il a construit ses châteaux sur des sables mouvants, avec une UE ébranlée dans ses fondements après le vote en faveur du brexit.

En même temps que ce choc douloureux provoqué par la trahison de ses espoirs, le peuple grec a tiré des brûlures de l’été dernier des leçons précieuses. Il a constaté de la façon la plus claire que l’UE n’est pas « notre maison commune », mais notre prison commune. Que les amis de Monsieur Tsipras ne sont pas des « partenaires » mais des maîtres chanteurs et des seigneurs. Qu’il n’y a pas moyen de renverser l’austérité et les mémorandums au sein d’une Eurozone devenue la chambre de torture de M Schaüble. Et qu’il ne peut y avoir de victoire du non sans un oui clair, sans un plan B organisé pour une nouvelle Grèce, débarrassée des chaînes de la dette, des mémorandums et de la mise sous tutelle, avec un peuple souverain, maître de sa richesse et de son propre pays.

Laïki Enotita (l’Unité Populaire) combat pour une proposition alternative, la formation d’un front des forces sociales et politiques qui permettra que les non du peuple grec soient victorieux à l’avenir, au lieu d’être trahis une nouvelle fois. Puisse le premier anniversaire du référendum de l’an dernier donner l’opportunité d’une première étape audacieuse vers un regroupement des forces de la gauche radicale et des forces progressistes, patriotiques et démocratiques pour que les rêves volés prennent leur revanche.

Traduction Jean Marie Reveillon

 

Iskra.gr