« Il n’y a pas d’alternative »,nous disent-ils.[VIDÉO].Qui sont « les nouveaux chiens de garde » ?

Extrait d’ article: Chronique d’une « trahison » grecque et de son lendemain ,par Vangelis Goulas publié le  30 octobre 2015

La stratégie de la défaite « un accord à tout prix, l’Euro à tout prix »

« Je n’avais pas le choix », a martelé Alexis Tsipras, ressuscitant ainsi le dogme néolibéral du « TINA » [There Is No Alternative, en anglais]. Dans une société en pleine radicalisation, Tsipras a veillé à prendre le contrôle et à neutraliser toute tendance radicale des gens. Il y est parvenu en transformant en Oui le Non du peuple, qui le 5 juillet avait ignoré les chantages de l’establishment européen tout entier.

Des milliers de militant•e•s ont livré une lutte désintéressée pour porter Syriza au pouvoir. Mais le programme de Syriza, le programme directement applicable de Thessalonique2, n’a jamais été mis en œuvre. Dès février, le gouvernement a continué de rembourser la dette, alors que le programme de Syriza, collégialement défini lors du congrès, stipulait qu’aucun sacrifice ne serait fait pour la dette et la monnaie, s’engageant à suspendre tout paiement jusqu’à ce que soit réalisé un audit comptable de la dette3. Les créanciers ont procédé à des actions unilatérales, tout d’abord avec Draghi qui, en février, a refusé les obligations helléniques, et jusqu’à la fermeture des banques en forme de coup d’État, en juillet.

Le gouvernement, soutenant qu’il ne prendrait pas de mesures unilatérales, tout en continuant à assurer les remboursements au FMI, a dû recourir à l’emprunt national, jusqu’à racler tous les fonds de tiroirs des collectivités locales, puis à se trouver en incapacité de paiement. Les décisions étaient prises au sein d’une petite équipe formée autour du Premier Ministre ; durant tout ce semestre, le Comité Central du parti n’a été convoqué qu’une fois. À chaque fois, le débat autour des propositions alternatives était clos avant même d’être engagé, selon des procédures expéditives

Au lieu de placer les créanciers devant un ultimatum, le gouvernement a réussi, avec cette politique de la reculade constante, à mettre ces derniers en position d’imposer eux-mêmes un ultimatum à la Grèce,  par la voix de J.-C. Juncker.  Dès lors, la seule solution encore possible pour Alexis Tsipras était le référendum. Pour sortir de l’impasse dans laquelle il avait lui-même placé le pays, en définissant a priori les limites de la négociation : « un accord à tout prix, l’Euro à tout prix ». Rien à voir, bien sûr, avec la déclaration programmatique de Syriza, « aucun sacrifice pour l’euro ».

« Face à l’austérité et à l’UE, l’alternative existe! »
« Απέναντι σε λιτότητα και στην Ευρωπαϊκή ένωση,η εναλλακτική υπάρχει »

Réunion publique-Débat d’ Unité Populaire Paris France
Ανοιχτή πολιτική εκδήλωση της ΛΑΕ Παρισιού με Νικο Χουντή ευρωβουλευτή της ΛΑΕ Μιγκέλ Ουρμπαν ευρωβουλευτή των Ποδέμος

Avec Nikos Chountis ,eurodéputé Unité Populaire-Laiki Enotita (GUE/NGL)
Miguel Urban , eurodéputé PODEMOS (GUE/NGL)
Mardi 15 Novembre 2016 à 19 h au theatre
CINÉ 13
1 AVENUE JUNOT
75018 PARIS