Les forces anti-émeutes du gouvernement Tsipras ont frappé des femmes de ménage de l’OSY[1] licenciées et non payées(Vidéo)

traduction: Vanessa de Pizzol

Source Iskra.gr

 

02/02/2017

Alexis Tsipras et Syriza, après avoir mis les projecteurs autant que possible sur les femmes de ménage du Ministère des finances qui avaient été licenciées et sur leur combat héroïque, afin de se propulser au pouvoir, semblent aujourd’hui non seulement l’avoir oublié mais faire exactement le contraire en incarnant le gouvernement néo-mémorandaire.

Le gouvernement néo-mémorandaire Syriza, se souvenant de l’époque Samarás et du comportement alors en vigueur, se désintéresse, malgré ses promesses, du sort des dizaines de femmes de ménage privées de revenu depuis des mois parce que le patron de l’OSY les a délaissées puis licenciées.

Ces femmes de ménage qui luttent depuis des mois ne rencontrent que l’indifférence de l’OSY et du gouvernement, en dépit des assurances qui leur ont été données, ainsi qu’à Panayotis Lafazanis, secrétaire du Conseil politique de Laïki Enotita (Unité Populaire), qui les soutient. Le gouvernement va jusqu’à s’opposer à leur combat en ayant recours aux MAT[2].

Tension et violence ont prévalu ce jeudi matin dans la rue Hérode Atticus quand des dizaines de femmes de ménage des transports publics (OSY), non payées et licenciées, ont essayé d’atteindre le Palais Maximou.

Des policières des MAT ont tout d’abord stoppé puis chassé violemment les femmes de ménage, en les frappant, avant l’intervention successive des hommes des MAT, qui a provoqué une tension majeure et suite à laquelle deux femmes de ménage se sont retrouvées sur la chaussée. Toutefois, malgré la violence des policiers et des MAT, un groupe de femmes de ménage a réussi à passer jusqu’au palais Maximou pour manifester.

Il faut noter que c’est la deuxième fois qu’on fait appel à des femmes de la police pour bloquer les manifestations au Maximou. La première fois remonte à la manifestation des personnels hospitaliers (ΠΟΕΔΗΝ) à l’occasion des 2 années de gouvernement Syriza.

Lors de la manifestation des femmes de ménage, Panayotis Lafazanis a également répondu présent, en condamnant l’attaque des MAT et en exigeant le paiement immédiat des sommes dues ainsi que la réintégration des femmes de ménage.

[1] Οδικές Συνγκοινωνίες Α.Ε. : Compagnie des transports de bus.

[2] Forces anti-émeutes.