Nikos Chountis à Moscovici et Dombrovskis : le renforcement de l’UEM* signifie davantage d’austérité et moins de démocratie

Nikos Chountis est eurodéputé d’ Unité Populaire (Laiki Enotita)

La mise en garde de Nikos Chountis à l’intention de Moscovici et Dombrovskis : le renforcement de l’UEM signifie davantage d’austérité et moins de démocratie

COMMUNIQUE DE PRESSE

Les peuples d’Europe peuvent et doivent trouver des modes alternatifs de coopération économique en dehors et loin des liens de l’Euro.

L’eurodéputé de l’Unité populaire, Nikos Chountis, a formulé une critique sévère à l’encontre de l’UEM (Union économique et monétaire) et de l’euro, au cours du débat en séance plénière du Parlement européen concernant le renforcement de l’UEM.

Plus précisément, s’adressant aux Commissaires Moscovici et Dombrovskis, Nikos Chountis a indiqué que : « l’UEM et l’euro se sont révélé un mécanisme économique et politique d’exécution de politiques concrètes, au profit des pays les plus forts économiquement et du capital ». Il a également souligné que, « en 18 ans d’existence de l’UEM et plus particulièrement pendant les années de crise, au nom de la stabilité financière l’austérité la plus dure qui soit a été appliquée, accentuant au final les inégalités sociales et régionales ».

Poursuivant son intervention, l’eurodéputé de l’Unité populaire a vertement critiqué l’euro, soulignant que « les gouvernements mémorandaires, comme celui de la Grèce, ainsi que les institutions européennes, au nom des règles et de la stabilité de l’UEM, ont violé les traités européens, la charte des droits fondamentaux, les constitutions nationales, ont annulé les référendums, ont discrédité la volonté des peuples et la démocratie ». D’où il tire la conclusion que, « actuellement, la nécessité d’un renforcement de l’UEM, requiert au fond davantage d’austérité, davantage de coupes budgétaires touchant les salaires et les retraites, davantage de privatisations des secteurs de l’eau, de l’énergie, des transports, moins de droits pour les travailleurs, davantage de chômage et d’insécurité ».

Vous trouverez ci-dessous le lien vers la vidéo de l’intervention :

Suit la prise de position de l’eurodéputé de l’Unité populaire, Nikos Chountis :

« L’UEM et l’euro se sont révélé un mécanisme économique et politique d’exécution de politiques concrètes, au profit des pays les plus forts économiquement et du capital.

En 18 ans d’existence de l’UEM et plus particulièrement pendant les années de crise, au nom de la stabilité financière l’austérité la plus dure qui soit a été appliquée, accentuant au final les inégalités sociales et régionales. 

Certains pays excédentaires et déficitaires, au nom de la monnaie commune et de la politique commune de change, ont lancé une très grande attaque contre les travailleurs, comportant des coupes dans les salaires, les retraites et les dans les dépenses sociales.

Le capital et les puissants de chaque pays, au nom de la libre circulation de capitaux, exploitent la moindre occasion pour frauder, spéculer sur les marchés financiers et protéger leurs propres intérêts.

Des pays comme la Grèce ont été soumis aux mémorandums pour que les banques et l’euro soient sauvés.

Les gouvernements mémorandaires, comme celui de la Grèce, ainsi que les institutions européennes, au nom des règles et de la stabilité de l’UEM, ont violé les traités européens, la charte des droits fondamentaux, les constitutions nationales, ont annulé les référendums, ont discrédité la volonté des peuples et la démocratie.

Actuellement, la nécessité d’un renforcement de l’UEM, requiert au fond davantage d’austérité, davantage de coupes budgétaires touchant les salaires et les retraites, davantage de privatisations des secteurs de l’eau, de l’énergie, des transports, moins de droits pour les travailleurs, davantage de chômage et d’insécurité. 

Pour les peuples européens, l’UEM et l’euro ne proposent pas de perspectives de prospérité et de développement pour eux et leurs enfants.

Les peuples d’Europe peuvent et doivent trouver des modes alternatifs de coopération économique en dehors et loin des liens de l’Euro.

*Une union économique et monétaire, couramment abrégée par les sigles UEM ou EMU (pour l’anglais Economic and monetary union), est un groupe de pays qui ont adopté une monnaie unique et ouvert leurs marchés économiques pour former une zone de libre-échange, c’est-à-dire la zone euro, qui est souvent dénommée simplement Union économique et monétaire.

Le service de presse

13.06.2017 

Merci à Vanessa de Pizzol pour la traduction du Grec.

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