Unité Populaire à la Fête de l’Huma (15 -> 17/09 . Communiqué politique d’Unité Populaire Paris

Unité Populaire à la Fête de l’Huma (15 -> 17/09 à La Courneuve
Ami-e-s, camarades, solidaires

Unité Populaire Paris sera cette année aussi présente à la Fête de l’Huma.
Nous partagerons un stand avec nos camarades italiens de Rifondazione Comunista.
Nous vous invitons à nous retrouver au Village du Monde, discuter politique avec nous et bénéficier de la convivialité greco-italienne.
Nous serons également présents dans les débats sur la Grèce, notamment les questions de Santé.
En ce début d’un automne qui s’annonce dense en luttes et actions militantes, le renforcement​ des liens de solidarité entre les forces antinéolibérales, en Grèce, en France, en Europe est d’une importance primordiale.

Fraternellement
La section d’Unité Populaire à Paris

PS: Lisez ci-dessous le texte de notre communiqué politique
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Ami-e-s Françai-se-s, camarades, solidaires

En Grèce comme en France, la rentrée sociale démarre avec une grande densité de luttes et de mobilisations.

En Grèce le gouvernement Tsipras de SYRIZA-ANEL, définitivement acquis aux objectifs et pratiques du néolibéralisme avance à grands pas dans la direction dictée par le « Quator » des créanciers : FMI, BCE, Commission Européenne, Mécanisme Européen de Stabilité.
Tsipras et son gouvernement ont pour objectif d’élargir le programme de privatisation des biens communs du pays (ports, transports ferroviaires, eau, électricité, transports urbains, espaces publics, etc), de réduire davantage les retraites et les prestations sociales, de sacrifier les logements des foyers modestes aux appétits des banques et des fonds vautours, de bâillonner le syndicalisme et de faire disparaître les derniers vestiges de droit au travail.

Ce dernier volet de politique antisociale rejoint l’orientation choisie en France par Macron et la bande du MEDEF. Le démantèlement du statut des conventions collectives, la réduction du nombre des fonctionnaires titulaires, les contrats précaires, le salariat dissimulé, la mise à disposition des salariés, l’exploitation accrue des jeunes travaileu-se-rs sont à l’œuvre depuis longtemps en Grèce, imposés par les créanciers et poursuivis de manière zélée par le gouvernement de SYRIZA et de Tsipras.
Partout où ces mesures ont été appliquées, elles n’ont jamais enrayé la progression du chômage, sauf de manière marginale. Elles ont en revanche produit la paupérisation de larges tranches de la société.

Ce n’est pas un hasard si Macron veut lancer depuis la Grèce le message pour sa refondation de l’Europe. Cette Europe, qui serait celle où le grand capital règnerait en maître absolu et où les salariés seraient privés des droits conquis de hautes luttes pendant des décennies, nous n’en voulons pas !

Accueilli dans une ambiance glaciale dans une capitale grecque où l’interdiction pour les citoyens de circuler rappelait les pages les plus sombres de l’histoire, celles de l’occupation allemande et de la dictature des colonels, Macron est venu en Grèce pour donner un show qui mêlait affaires, aventurisme géopolitique et discours creux, selon la recette de communication qui lui est propre.

Les citoyen-ne-s grec-que-s insoumi-se-s qui ont brisé l’interdiction de manifester, avec en première ligne la direction et tous les camarades d’Unité Populaire, ont été confrontés à la violence extrême des forces de l’ordre du gouvernement SYRIZA. Le secrétaire d’Unité Populaire, Panayiotis Lafazanis, a reçu sur le visage des jets de substances irritantes par la police anti-émeutes. Plusieurs de nos camarades ont été brutalisés.

Sans aucune mention des protestations et critiques, la plupart des médias en Grèce et en France nous bassinent avec le soi-disant succès de la visite de Macron à Athènes. Toutefois, le lendemain de la publication des ordonnances Macron, un quotidien grec de grande circulation acquis à la ligne du gouvernement titrait à la une : « Mauvaises nouvelles de France ! ».

Ceux qui ont renoncé à lire les évènements comme manifestations de la lutte des classes sont authentiquement incapables de relier entre elles les questions de l’austérité, de la dette publique, de la politique monétaire, du droit du travail et de la démocratie. Ils considèrent qu’il s’agit de questions dissociées qui peuvent être négociées séparément et traitées essentiellement sur un plan technique.
Ils sont prêts à gober la communication creuse de Macron sur un hypothétique allégement de la dette, une relance économique aussi hypothétique et une réforme fantasmée de l’Europe. Ils seront donc sans cesse étonnés lorsque confrontés avec le revers grimaçant de la médaille du néolibéralisme, qui veut les salariés définitivement asservis et le patrimoine national des peuples bradé aux vautours capitalistes.

Ils sont objectivement les alliés et les supplétifs de l’oligarchie capitaliste.

Macron n’est pas venu en Grèce en chef d’Etat mais en chef de délégation commerciale des multinationales françaises, pour mettre le grappin sur les précieux biens communs du pays.
Il a rencontré un Premier ministre et un gouvernement grecs malheureusement trop serviles, prêts à brader, sous couvert d’investissements, l’ensemble du pays.

Macron et Tsipras mettent en œuvre des projets comparables dans le but de déréguler totalement les rapports au travail et d’annihiler tous les droits des travailleu-se-rs. Ils appliquent le même projet, en France appelé pudiquement « réformes », mais mieux connu en Grèce sous le nom « mémorandum ».

À Athènes, Unité Populaire a brisé l’interdiction de manifester contre la visite de Macron. Nous avons ainsi envoyé un message fort à Macron et à Tsipras: « La Grèce et les travailleurs ne sont pas à vendre, la zone euro et l’UE ne sont pas réformables, mais doivent être renversées ».

Unité Populaire considère que la voie de sortie de la crise pour la Grèce passe par l’abandon de l’euro, par le désengagement des traités qui imposent l’austérité, par la répudiation de la dette publique, par la nationalisation des banques, l’effacement des dettes des foyers modestes et des petites entreprises, le renversement des privatisations, les investissements publics et le soutien à l’économie populaire, par la restauration des services publics, le rétablissement des conventions collectives, la sécurisation du système de protection sociale, la revalorisation des salaires et retraites au niveau d’avant la crise.

C’est une voie qui doit proposer pour horizon le socialisme et l’émancipation sociale.

Nous appelons nos camarades et solidaires françai-se-s de faire l’écho des luttes du peuple grec et de poursuivre leurs mobilisations dynamiques contre les ordonnances de Macron, contre toutes les mesures antisociales du gouvernement français, contre tout projet d’imposition de lois liberticides dans le pays même des droits de l’homme !

NON AU SACRIFICE DE NOS DROITS SOCIAUX SUR L’AUTEL DU FMI ET DE LA ZONE EURO
NI TSIPRAS, NI MACRON, L’AVENIR QU’ILS NOUS PROPOSENT NOUS LE REFUSONS
LE SALUT POUR LA GRECE COMME POUR LA FRANCE PASSE PAR LE CHEMIN DE LA RESISTANCE
Paris, le 9 septembre 2017